Marie PICHAULT
Longtemps maintenue au cœur des polémiques liées à l’immigration, la « question rom », qui avait fait couler tant d’encre depuis l’été 2010, semble aujourd’hui reléguée au second plan suite à l’arrivée de milliers de migrants venus du Moyen-Orient et d’Afrique. Oubliée donc, à première vue. Si les Roms ne font effectivement plus la une des journaux, qu’est-il advenu de cette communauté et des difficultés laissées en friche ?
Population peu et surtout mal connue, les Roms ont de tout temps nourri un imaginaire collectif confus, où se sont cristallisé pêle-mêle stéréotypes, rumeurs et amalgames. D’où la nécessité de commencer par préciser de qui l’on parle. Estimés à plus de 12 millions de personnes, les Roms constituent une communauté culturelle et linguistique, majoritairement issue de pays d’Europe centrale et orientale. Il s’agit de la plus grande minorité européenne, ainsi que de la plus défavorisée. Cette population est à distinguer des Gens du Voyage, qui sont principalement de nationalité belge et française, et dont la spécificité réside dans un mode de vie mobile.