“Il ne suffit pas de renvoyer une famille en difficultés pour croire que tout va s’arranger”. Dans une courte vidéo tournée en Serbie, le Délégué général aux droits de l’enfant s’insurge de l’expulsion d’une famille serbe après plusieurs mois de détention au 127 bis. Mais il déplore surtout l'”après” réservé aux expulsés.

Après plus de deux mois de détention dans l’aile du 127 bis réservée aux familles déboutées du droit d’asile en Belgique, les quatre enfants d’Emine B. ont dû migrer vers un camp rom serbe du nom de “Beograd Machala”. Le camp se situe à 250 kilomètres de Belgrade.

Le Délégué général aux droits de l’enfant s’est rendu sur place pour retrouver les membres de la famille et entendre leurs témoignages. La situation est critique, près de quatre mois après l’expulsion des quatre enfants et de leur mère. Si Bernard de Vos note l’absence de chauffage par -4 degrés, c’est surtout le manque d’identité qui le frappe dès son arrivée.

“Nous sommes nées là-bas, en Belgique. Je n’ai pas d’amis ici.” témoigne l’une des petites filles en néerlandais depuis son logement serbe. “C’était mieux en Belgique?” “Oui. J’avais mon école, tout… ici, je ne connais rien“.

D’après le Délégué, la plupart des droits de ces enfants sont bafoués, à commencer par celui de bénéficier d’une identité, d’avoir accès à l’éducation ou aux soins de santé. Il déplore la détention d’autres enfants à Steenokkerzeel. Leur destin sera probablement similaire à celui de la famille serbe.

Bernard De Vos réclame le retour de la faille et la fin de la détention des enfants de l’exil en Belgique, sans délai.

Source : bx1